Après 7 épisodes sur consoles Nintendo, un Mario Party n'a jamais semblé aussi proche de la consécration avec la fabuleuse Wii. Exclusif depuis toujours à Nintendo, Hudson avait tous les éléments pour faire de son dernier party-game un hit. Malheureusement, vous découvrirez qu'on est loin de cette satisfaction. Pour tous les nouveaux joueurs, qui comme moi n'ont pas connu les anciens opus de la série, nous allons d'abord revenir sur les fondamentaux de ce jeu : tout d'abord son aspect jeu de société, pour avancer il suffit simplement de taper dans un dé avec l'un des personnages de la famille Mario. Selon la case où vous vous arrêtez, vous gagnez/perdez des pièces, assistez à divers évènements chanceux ou non comme la participation aux nombreux mini-jeux permettant si vous les remportez, de tirer une fléchette sur une cible pour ainsi remporter ou piquer des pièces à vos adversaires. Ce n'est pas tout puisque l'utilisation des bonbons provoquant plusieurs évènements changeront parfois totalement le cours d'une partie. Par exemple vous pourrez jouer plusieurs Blocs Dés, vous transformer en tornade, boule de bowling, etc., pour piquer des pièces aux autres joueurs. L'objectif étant de remporter le plus de pièces possibles pour remplir les conditions requises de chaque plateau.
Complet mais mauvais
Mario Party est de loin, l'un des jeux les plus complets de son genre avec sa tonne de mini-jeux mais aussi ses nombreux modes de jeu. Quatre modes de jeu sont jouables : le "Chapiteau de la fête" qui vous permet de participer à un plateau à quatre joueurs en étant chacun pour soi, un Match 2 équipes et un Duel. C'est le mode de jeu principal et idéal entre amis, chaque personnage peut également être utilisé par l'ordinateur pour les joueurs seuls. L'"Arène Bataille Stellaire" vous fait parcourir en solo les 5 plateaux du jeu un à un ; une "salle des mini-jeux" et également une "zone des extras" sont disponibles pour jouer aux mini-jeux sans parcourir un plateau. Pour finir, le "Bazar Bizarre" permet de débloquer quelques mini-jeux pour la Zone des Extras ainsi que des bonus inutiles comme les figurines du jeu, ou encore des objets. Les six plateaux dont un à débloquer sont attachants puisque chacun d'eux possède son propre thème, ses divers évènements et son propre objectif. Par exemple au Temple DK, Donkey Kong vous propulsera dans les airs tandis qu'avec Koopa il faudra investir des pièces pour devenir propriétaire d'hôtels. C'est d'abord très bien sauf que les mini-jeux atteignent une rare médiocrité dont nous allons parler.
Des mini-jeux sans saveur
Jusque-là, Hudson Soft n'a fait que reprendre le principe d'un jeu de l'oie qui ne date pas d'hier en l'adaptant à la sauce Nintendo, plutôt réussi mais pas plus intéressant qu'un banal jeu de société. C'est donc par ces 80 mini-jeux que Mario Party 8 tient véritablement sa différence. A mi-chemin entre jeu de l'oie et party-game, Mario Party rate pourtant complètement sa seconde partie malgré la Wiimote pourtant si révolutionnaire et adaptée. Les mini-jeux n'exploitent pas cette manette malgré une jouabilité forcément réussie vu le peu d'effort fourni par Hudson pour innover sur ce nouveau support. Chaque mini-jeu se révèle être super inintéressant seul ou à plusieurs, et il sera d'ailleurs difficile de contenir ses amis devant ce ridicule jeu. Si quelqu'un en voit un avantage, il permet néanmoins de jouer tranquillement encastré dans son canapé sans y perdre en efficacité, un comble pour un jeu Wii. Pour une grande partie des mini-jeux, le joueur a même l'impression que sa victoire n'est dû qu'au hasard et à la chance.
Très vite énervant...
Outre les mini-jeux, qui en seraient presque jouables au pad NES, Mario Party 8 a d'autres raisons de nous faire rapidement lâcher prise. C'est d'abord les dialogues, qui dès le début commencent à être insupportables. Tout au long du jeu le présentateur et intervenant nous explique longuement chaque fait divers qui, malgré la possibilité d'accélérer les dialogues, nous met très rapidement à bout de nerfs. On assiste également à une succession de chargements, que cela soit pour passer d'un menu à l'autre ou encore plus bêtement en attendant une animation de quelques secondes. Le jeu affiche une fluidité déconcertante venant s'ajouter à des graphismes pourtant déjà pas soignés, on se demande bien ou le jeu va nous chercher tout ses chargements... Autre fait troublant : Hudson Soft ne semble pas avoir été assez compétent pour nous renvoyer directement au menu du jeu lors de l'accès à certains menus, et c'est ainsi que le joueur est contraint de passer par chaque menu précédent avant d'atteindre l'écran titre. Mario Party 8 est pourtant bien l'une des plus grosses ventes sur Nintendo Wii, et donc forcément par l'occasion l'une des plus grosses arnaques de cette même plateforme.