Il est difficile de s'imaginer qu'un jour Tony laisse tomber une de nos consoles de jeu. Alors pour satisfaire les joueurs des consoles moins performantes graphiquement (PS2, DS et Wii), Activision nous a concocté un style propre pour ces versions. Downhill Jam en est le fruit, s'adaptant au mieux à notre Wiimote. Et alors qu'on nous avait habitué à la liberté des villes, celui-ci ne se joue désormais plus qu'en descente. Une première franchement réussie !
Tony, homme à tout faire
Enfin du nouveau dans une série qui occupe notre ludothèque depuis la PlayStation ! Il était temps d'apporter, malgré toujours la qualité de chaque opus, un peu de nouveauté dans cette série. Pour s'adapter à la "révolutionnaire" console de Nintendo, il aura fallu qu'Activision opère un rude changement en passant de la manette à la télécommande. Ainsi notre tâche n'est plus de réaliser des tricks mais plutôt de finir les courses avant la fin du chrono ou avant nos adversaires. Des adversaires qui ne sont d'ailleurs pour la première fois plus des skateurs professionnels mais totalement fictifs. Tony Hawk est donc la tête d'affiche de cet opus.
Beaucoup de changement
Downhill Jam se comparerait finalement assez facilement à un SSX en skate. La cible visée reste la même, la prise en main reste relativement très arcade comme chaque épisode de la série et vise donc un très large public. En nouveauté on notera, outre le style, la possibilité par exemple de mettre des baffes à nos adversaires ou aux passants en utilisant nos touches directionnelles pour augmenter notre "barre d'os", qui permet d'utiliser un turbo en secouant la Wiimote. Pour rester équilibré lors de votre grind il faudra simplement pencher la Wiimote d'un coté ou de l'autre, un petit changement notable tout comme la secousse à donner à la Wiimote après une chute. La Wiimote est donc utilisée sans trop d'excès d'ingéniosité, voire vraiment peu. Le changement porte majoritairement sur la manette tenue horizontalement et le fait de devoir toujours pencher la Wiimote pour se diriger.
Dans les points noirs du jeu, on note l'apparition d'une interview ridicule avant chaque début de course nous parlant d'un des joueurs fictifs. On n'en a strictement rien à faire, surtout vu la qualité et la maladresse de ces scènes. Les joueurs inconditionnels des Tony Hawk (et les autres d'ailleurs) pourront regretter un éditeur d'UN SEUL skateur par profil d'autant que l'éditeur bien qu'assez sympathique est assez incomplet comparé à ce à quoi Activision nous avait habitués.
A débloquer skates, persos, épreuves and co !
Malgré la simplicité de cette version, il faut y passer un bon petit bout de temps avant d'arriver à la fin.
Les épreuves sont à débloquer au fur et à mesure que vous remportez des étoiles au cours des épreuves. Tout se débloque assez facilement mais les plus acharnés chercheront à obtenir l'or avant de continuer. Au cours de notre avancée, des skates se débloquent avec chacun leurs propres caractéristiques, même si la différence n'est pas toujours flagrante. Les personnages fictifs, au nombre de dix, qui sont toujours à débloquer avec notamment plusieurs tenues pour chaque à dé...blo...quer ont également des caractéristiques qui varient au nombre de cinq stats de 1 à 10 : vitesse, direction, équilibre, saut, et combat soit pareil que ce que nous montrent les skates. Quelques cadeaux bonus surviennent comme des illustrations (planches) et vidéos.
Décrocher l'or !
Tony Hawk's Downhill Jam propose une durée de vie à double tranchant. Vous n'adhérez pas "à mort" et vous vous contentez de passer les épreuves l'une après l'autre sans vous attarder dessus ? Alors vous ne passerez qu'à peine la dizaine d'heures sur ce jeu. A l'inverse, si vous comptez bien remporter toutes les médailles d'or, qui ne posent pas non plus d'énormes difficultés, il vous faudra alors rajouter quelques bonnes heures de jeu venant s'ajouter à un mode multi très complet (mais encore en dessous des autres Tony Hawk). Au programme donc, près d'une centaine d'épreuves réparties en huit catégories d'épreuves dans les niveaux : course, slalom, trick et différentes spéciales (grinder le plus possible, taper les gens...) mais certaines ne sont que des variations d'autres puisqu'au final il n'y a que 8 villes et les passages sont souvent repris d'autres parcours. Malgré tout, refaire un parcours avec un objectif différent n'entache pas notre plaisir. La difficulté est malheureusement mal dosée alors que le jeu propose pourtant un classement progressif. Celui-ci ne voulant pourtant pas dire grand chose puisque parfois, des épreuves nous demandent beaucoup plus d'efforts que d'autres malgré un niveau de difficulté identique. On note par exemple la simplicité à finir toutes les courses alors que les "tricks" se révèlent être un défi bien plus corsé. Ce point faible ramène à un point fort du jeu puisque c'est l'interêt même de la rejouabilité de ce Tony Hawk, il faut ainsi prendre patience et avancer pour débloquer des skates pour, par la suite, revenir en arrière et pourquoi pas, exploser ses anciens scores. Ceci est bien entendu réservé aux plus acharnés mais il n'y a aucune raison de s'arrêter plus tôt tellement Tony Hawk's Downhill Jam se révèle être fun.