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Test : Nintendogs
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Mon chien, il sait faire le poirier, il danse, et il porte un chapeau de pirate. Adieu les boules de poils, bonjour Nintendogs, le carton DS de Noël. Retour sur un phénomène.
Par Florent Bérault
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A la fin des années 90, apparaissait un nouveau type de gadget : le Tamagotchi. D’origine japonaise (comme son nom l’indique), cet objet destiné aux enfants les mettait face à la gestion de la vie d’une petite créature visible par un écran monochrome de piteuse qualité. Calvaire des nuits, l’engin émettait des « bips » stridents à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour signaler que le protégé avait faim ou étouffait sous ses crottes. Mais quel rapport avec Nintendogs ? Ce dernier reprend le principe de base du Tamagotchi, à savoir la gestion de la vie. Rien de bien nouveau ? Détrompez-vous, le jeu de Nintendo n’a rien à voir.
Mais peut-on réellement parler de jeu ? Oui, la cartouche ressemble bien aux autres, mais ici, pas d’histoire, pas de violence, pas d’armes…pas d’action ? Tout commence au chenil, où votre rôle sera de choisir un chiot, parmi six races disponibles. Seulement six ? Rassurez-vous, Nintendo n’est pas fou, et a mit à disposition trois versions du jeu, chacune contenant six races différentes. Les autres races sont débloquables dans chaque jeu, par l’intermédiaire du réseau local ou tout simplement en accumulant des points en solo. Bref, une fois votre toutou acquis, il débarque dans votre demeure stylisée avec une seule pièce. Commence alors le dur labeur de maître. Un didacticiel vous dirigera lors de la première étape d’apprentissage du chiot : son nom. Et c’est là qu’interviennent les fonctionnalités de la console, rendant l’expérience unique. Pour lui apprendre, vous devrez répéter un nombre affolant de fois, par l’intermédiaire du micro, son nom à ce chiot fraîchement sorti de son emballage. Encore assez dur d’oreille, cette étape obligatoire est assez pénible, mais au bout d’un certain temps le chiot répond quand on l’appelle.
S’ensuit la deuxième partie du didacticiel, le premier tour. Car si c’est un chiot ordinaire au premier abord, le fait qu’il vienne de chez Nintendo l’a rendu magique. Ainsi, en une dizaine de minutes, il peut apprendre un tour qu’un chien normal mettra des semaines à maîtriser. Pour cela, le joueur doit titiller le chien pour le mettre dans une certaine position. Ensuite, si une icône apparaît, un tour peut être appris par l’intermédiaire du micro. Ici encore, plusieurs répétitions seront nécessaires. Ce système peut paraître contraignant, mais c’est glorifiant de voir son chiot obéir aux ordres qu’on lui dicte.
Et...c’est tout ?
Mais non voyons, votre chien n’est pas qu’une poupée électronique, c’est un être vivant voyons. Alors en passant au magasin, vous pourrez acquérir des croquettes, de l’eau, du shampooing et d’autres babioles. De quoi dilapider le maigre pécule alloué en début de partie. Heureusement, vous ne serez pas contraint de faire la manche pour retrouver de l’argent. Votre compagnon canin, une fois n’est pas coutume, se rendra utile. Fort des tours que vous lui avez appris, de l’entraînement assidu au lancer de frisbee que vous lui avez fait subir, Médor (ou n’importe quel autre nom d’ailleurs) participera à des concours, qui, si il les remporte, vous apporteront de quoi faire gonfler le porte-monnaie, et ainsi le gâter de plus belle. Et il y a de quoi faire, avec moult objets et gadgets à acquérir. Après les concours, votre chien voudra sûrement prendre l’air, quoi de plus simple alors d’entrer en mode promenade. Armé du stylet, il incombe au joueur de dessiner le trajet du chiot sur la carte de la ville. Des petites pastilles et des points d’interrogation sont disposés dessus, et il est conseillé de les traverser : les pastilles sont les endroits où votre chien a fait ses besoins, il est donc nécessaire d’y repasser pour qu’il marque à nouveau son territoire. Les points d’interrogation sont eux, soit un lieu de rencontre avec un autre chien (qui peut se passer bien ou mal), soit l’emplacement d’un cadeau, que le toutou s’empressera de rapporter. Ces cadeaux disséminés apporteront de nombreux autres objets dans votre collection, plus d’une centaine ! Des frisbees, des karts de Mario Kart (contrôlables !), des musiques, des chapeaux, des jouets, des bouts de bois,…il y a vraiment de tout (même des météorites). Le tout peut être conservé, ou vendu au marchand d’occasions.
Pendant les promenades aussi, vous pourrez visiter plusieurs endroits. Les magasins discount, au cas où vous soyez avare, les parcs (idéal pour s’entraîner au frisbee et jouer avec d’autres chiens) ou encore le centre d’entraînement, ouvrant alors un troisième type de concours (les deux autres étant le disque et l’obéissance), dans lequel le chiot devra sauter des haies, passer dans des tubes, ou encore slalomer entre des poteaux. Tout un tas d’activités, qui, à la fin de la promenade, ont augmenté l’endurance du chiot, qui pourra effectuer une balade plus longue la prochaine fois.
Et...c’est tout ?
Non, de retour de la douche (bien savonné et bien brossé), votre chiot pourra écouter de la musique (pour peu que vous ayez des disques), ou jouer à la balle bien tranquillement. La routine s’installe doucement. Et un beau jour, paf, sur un coup de folie, un deuxième chiot entre à la maison, soit deux fois plus de travail, deux fois plus d’entraînement, deux fois plus de promenades… ! On commence à être débordé. Puis arrive le troisième, brisant la dualité des deux autres, occupant encore plus le maître. Si avec un seul chien la vie était paisible, avec trois, elle l’est nettement moins ! Aboiements incessants, ruades dans tous les sens, ils sont vraiment intenables. Jusqu’à huit chiots sont achetables, mais seuls trois peuvent être dans la maison simultanément, les autres résidant dans une pension. Aucun des chiens ne vieillira, ils resteront jeunes et fringants éternellement. A noter que via le réseau local, deux maîtres pourront faire rencontrer leur animal, jouer avec eux, échanger des objets.
Mais alors comment expliquer le succès d’un tel jeu ? Son aspect simple, ses graphismes propres et son animation irréprochable, sa maniabilité entièrement tactile, a fait son succès auprès des enfants, passionnés par le fait de caresser un chiot tout mignon sur leur écran, de lui parler. Alors on accroche ou on n’accroche pas. Mais celui qui se prendra au jeu est condamné à s’occuper de ses chiots indéfiniment…ne serait-ce que quelques minutes par jour.
Et...c’est tout ?
Là, oui, c'est tout. Nintendogs existe en trois versions : Labrador & ses amis, Teckel & ses amis, Chihuahua & ses amis. Deux packs sont aussi disponibles, comprenant une DS + une version du jeu. Pas vrai mon toutou ?
Détail des notes :
16 Interêt :Moins cher qu'un vrai chien, il manque le toucher du poil, mais celui là, on peut l'éteindre.
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14 Durée de vie :C'est quitte ou double. Des mois si vous accrochez, quelques jours dans le cas contraire.
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16 Graphismes :Sans atteindre des sommets, le tout est très propre et l'animation des chiens bluffante.
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17 Jouabilité :Entièrement tactile, n'importe qui peut jouer à Nintendogs.
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13 Sons :Des aboiements, quelques musiques... Ah et des couinements aussi.
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15 Verdict :Une expérience plus qu'un véritable jeu, Nintendogs ravira les amoureux des chiens, les allergiques, et pourquoi pas les autres ? A essayer.
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INFOS JEU
Titre : Nintendogs
Plateforme : Nintendo DS
Genre : Ovni
Editeur : Nintendo
Developpeur : Nintendo
Nombre de joueurs : 1-2
Online : Non
Sortie Européenne : 7 octobre 2005
Sortie Niponne : mars 2005
Sortie Américaine : 22 août 2005
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