Ouuueeeennndaaaaaaaan !!!!
Quand quelqu'un a des problèmes, que sa situation est désespérée et qu'il n'y a aucune solution possible, trois gars apparaissent, costume noir, bandeau rouge, avec un air vraiment sérieux. Ils commencent à l'encourager en dansant (de manière vraiment pas recommandable pour quelqu’un soucieux de sa réputation) sur des airs de J-pop. Et ça marche, la situation est résolue. Hourra pour les Ouendans !
Déroulement du jeu
Voici à peu près l’esprit du jeu. Au lancement d’une partie, on voit d’abord le personnage qui a un gros problème au cours d’une cinématique. Alors il gueule un bon coup et tadam, les 3 types en noir apparaissent et le jeu commence. Ouendan est un Rythm-Game, comme Donkey Konga : des pastilles numérotées apparaissent à l’écran entourées d’un cercle qui se rétrécit et se rapproche de plus en plus vers la pastille. Au moment ou le cercle fait à peu près la même taille que la pastille, il faut appuyer dessus et vous gagnez des points en fonction de la précision de l’instant. Parfois les pastilles forment une chaîne, et il faut les toucher dans l’ordre de leur chiffre, toujours en respectant le cercle concentrique. Il y a aussi les « traits », deux pastilles reliées par un chemin qu’il faut suivre avec le stylet, et les « cercles », qu’il faut tourner le plus vite possible dès leur arrivée à l’écran, histoire de bien bousiller votre écran. Tout cela faisant augmenter votre barre de rythme ou la faisant baisser si vous ratez tout. Si elle est vide, c’est game over.
Et c’est tout ?
Oui. N'est-ce pas avec un système de jeu simple qu’on retrouve les meilleurs jeux ? Mais avouons que, les pastilles qui apparaissent et rien d’autre, ça fait un peu maigre. Heureusement il y a le point fort du jeu : l’ambiance. N’y allons pas par quatre chemins, qui mènent tous à Rome, dans Ouendan, elle est complètement déjantée. Les dessins et les cinématiques sont faites façons manga avec des cases et des bulles. Pendant le jeu vous pouvez voir, les trois compères (en 3d !) en train de danser/de manger la moquette (selon vos résultats) sur l’écran inférieur, et le personnage qui a des ennuis, qui pète la forme/qui rate tout sur l'écran supérieur. Un Game Over et le personnage est étalé par terre, avec projecteurs et doigts pointés sur lui : la honte. Il y a aussi les scènes intermédiaires, phase de repos, dans lesquelles vous voyez le personnage avancer un peu plus vers son but, ou pas. Par exemple, le cuisinier qui vient de nettoyer son restaurant pour attirer les clients verra la porte de son magasin s’ouvrir, et si vous avez réussi précédemment, ce sera un homme d’affaires qui entrera, sinon, un chat, qui se moquera de lui. Mais cela n’influence que le score, pour gagner il suffit de survivre jusqu’au bout de la chanson.
La musique !
À propos des chansons, pas du tout connues chez nous, elles sont très bien, mais pas du tout variées. En fait on ne retrouve quasiment que de la J-pop ou du J-rock : On aime, ou pas. Sachez cependant qu’elles correspondent toujours au thème du niveau, (vous ne trouverez pas de rock dans une histoire d’amour) et qu’elles sont vraiment entraînantes.
Ce serait bien d’avoir une troupe de Ouendans pour bien réussir tout ce qu’on entreprend hein ? Et bien c’est possible ! Ouvrez bien grand votre fenêtre et criez "Ouendan !". Oh non, attendez, ils ne sont disponibles qu'au Japon...
Seulement au japon ?!
Eh oui. Ouendan, par son ambiance typiquement japonaise, ne sortira jamais ailleurs. ElectroPlankton est peut-être sorti ailleurs mais celui-la n’y ira pas. Il faudrait changer les musiques, traduire, changer certains cotés des histoire… Et même, ce serait pas rentable. Mais ne vous inquiétez pas, inutile de savoir parler japonais pour y jouer : Les histoires sont très compréhensibles, un peu comme un film muet. Les menus seront appris par cœur dès les 20 premières minutes du jeu et tout est très compréhensible. Si vous aimez les rythm-games et que vous pouvez importer, ne soyez pas effrayés par la barrière de la langue.