Tout allait bien dans le village des Raposa, petites créatures fantastiques au look à mi-chemin entre un humain et un animal des bois. Tout leur univers, ainsi qu’eux-mêmes, avait été dessiné par le Créateur dans le Livre de la Vie. Hélas, les ténèbres, qui ne sont jamais très loin, ont envahi le village des Raposa, allant jusqu’à éteindre le Feu Eternel, dernière lueur d’espoir du peuple... C’est sur cette trame scénaristique que débute Drawn to Life, titre dont vous êtes le créateur.
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En effet, tout au long du jeu, il vous sera demandé de récolter des pages du Livre de la Vie pour faire disparaître les ténèbres et venir à la rescousse des dizaines de Raposa kidnappés. Mais pour cela, il va bien falloir trouver un intermédiaire entre le jeu et vous. Vous prendrez donc la place du Créateur et devrez recréer plusieurs éléments, notamment le Héros, dont la destinée sera tracée par la pointe de votre stylet. Les premières minutes du jeu obligent donc à dessiner un personnage, par l’intermédiaire d’un patron sur lequel sont indiquées les articulations du personnage. Il y a donc un impératif : que le joueur ait une forme un tant soit peu humaine… pour cela, au cours de ce test, nous allons suivre la destinée de Christou, brave parmi les braves, que vous pourrez admirer sur les images ci-après.
Le jeu est découpé en deux phases distinctes : les phases de plates-formes, clairement majoritaires, qui sont entrecoupées par des passages en 2D isométrique dans le village des Raposa. Une fois débarqué, Christou devra donc découvrir ce qui se trame, et récolter des fragments de pages dans les niveaux de plates-formes. Leur déroulement est simple, et toujours identique : quatre fragments de page et trois Raposa, plus ou moins dissimulés, doivent être trouvés, et le niveau doit également être nettoyé des ténèbres. Pour cela, rien de mieux que de frotter son écran tactile ! En bon nettoyeur il faudra être rapide pour empêcher la prolifération de créatures qui sortent de cette mélasse obscure. Le sylet est également utilisé pour dessiner des mécanismes de jeu. Par l’intermédiaire de tableaux disséminés un peu partout dans les niveaux, il sera demandé au joueur de dessiner par exemple une plate-forme, un rocher, ou des herbes hautes pour se cacher. Pour cela, une palette de couleurs, un stylet, et de l’imagination. Tout est permis, tant que l’on reste dans l’emplacement prévu par le jeu. Une touche de personnalisation non négligeable !
D’autant que, à y regarder de plus près, Drawn to Life n’a pas grand-chose à offrir d’original. Des niveaux de plates-formes longs et parfois éprouvants, et une action très répétitive, sont des problèmes récurrents dans cette cartouche. Il faut savoir que la plupart des niveaux, dans la quinzaine disponibles, sont longs et assez tortueux. Un problème ? Oui, car des chemins se séparent souvent, l’un conduisant à la suite du niveau, et l’autre vers un quelconque bonus. Et pour trouver quel chemin mène réellement vers la fin du niveau, il faut aller au bout, ce qui peut prendre un sacré bout de temps. Outre ce problème de repérage, il faut aussi noter la répétitivité de l’action et des ennemis. A tout casser, le bestiaire ne doit pas excéder la demi-douzaine de créatures, sans compter leurs variantes de nombre et de couleurs bien entendu. Dans chaque niveau on retrouve les mêmes missions, mais heureusement, les mécanismes arrivent à nous redonner du cœur à l’ouvrage. En effet, dans Drawn to Life, à peu près tout ce que peut contenir un jeu de plates-formes y passera : ascenseurs, course, shoot‘em up, plongée, c’est un bon condensé de tout ce qui s’est fait.
Méchant Rapo !
Au cours de ces niveaux, le joueur pourra également récolter des bonus débloquant des musiques, des outils graphiques ou des aptitudes spéciales, passablement inutiles pour leur part. Facultatifs, ils compteront dans le score final du niveau. A noter aussi que le Héros pourra utiliser des armes, dessinées par le Créateur bien entendu. Il pourra également revêtir une superbe tenue de plongeur ou des ailes selon l’univers choisi. A la fin de chaque niveau, le même procédé s’enclenche. Les trois Raposa sauvés retrouvent le maire du village, puis il nous faut toucher le Feu Eternel afin de dégager des ténèbres une partie du village... et ainsi de suite jusqu’à ce que tout soit dévoilé. Raison de plus pour parler de ce qui s’y trame, dans ce fameux village ! Vu de dessus, il prendra petit à petit vie au gré des allers et retours depuis les niveaux. Certaines missions seront incombées au Héros ainsi qu’au Créateur, qui devront suivre les coups de rage, de cœur, de passion de tous les petits personnages. Il faut bien avouer que l’on se sent toujours obligé de passer au niveau suivant, tant les développeurs ont été malins sur ce point. Aller chercher la page du soleil pour faire pousser des légumes locaux (que le Créateur aura soigneusement dessinés), aller chercher la page de la nuit, d’un phare, tout est dans une continuité sans faille. Seulement, il y a quand même un défaut à ces passages de transition inter-niveaux. Malgré la carte présente sur l’écran du haut, il faut souvent aller chercher un personnage quelconque pour faire avancer l’histoire. Et là, notre Christou, il est dans la mouise, car avec juste un prénom, il va falloir remuer tout le village : les bestiaux ne sont pas toujours à la même place, et faire tout le tour du village pour trouver enfin la bonne personne devient assez frustrant. D’autant qu’ils ont un peu tous la même tête.
Mais, dans ce mode aussi, des éléments sont dessinables par l’intermédiaire des pages. Ou, à défaut d’être dessinables, juste coloriables. Et, au final, c’est ce qui donne ce petit cachet au jeu : les éléments personnalisés qui font que chaque partie sera différente. Car graphiquement, le jeu brille par sa simplicité. Issu des productions Game Boy Advance, il ne subit que de très rares sautes d’animation. Le son n’est pas en reste, dans le même ton. Mais alors, combien de temps la féerie durera t-elle ? Il faudra une bonne dizaine d’heure pour boucler à 100% l’aventure, et partir défier le boss avec son épée légendaire « customisée ». C’est peu, d’autant qu’après, la replay-value est vraiment quasi-nulle. Au final, l’avis sur Drawn to Life reste mitigé, tant le jeu apporte un vent de fraîcheur à l’univers de la plate-forme, sans pour autant plaire à tout le monde de par sa répétitivité et son univers assez mièvre.