Sur console portable, les jeux de simulation de football laissent souvent à désirer. Maintenant chacun sait que Pro Evolution Soccer, la simulation de football développée par Konami a su s'imposer comme la référence en la matière sur les différentes consoles de salon et c'est avec PES 6 que le studio s'attaque à la console portable de Nintendo. Nous savons tous que la Nintendo DS a objectivement des capacités graphiques et de calculs plus limitées que celles de sa concurrente la PSP de Sony qui, d'ailleurs, propose aussi sa version de PES 6. La comparaison semble donc tentante mais je n'ai malheureusement pas pu essayer la version PSP de PES 6 et je ne pourrai donc pas les comparer.
Tête de Zidane et ... but !
La première chose que l'on attend d'une simulation de football est de pouvoir jouer avec l'équipe que l'on supporte, et PES 6 montre dès le début ses faiblesses dans ce domaine en ne proposant que quelques clubs, mais heureusement, la plupart des pays que l'on peut trouver dans les versions de salon. Les principaux modes de jeu sont : le mode Match, le mode Tour du monde, le mode Réseau, le mode Entrainement et le mode coupe Konami. Le mode réseau se révèle intéressant car on peut y jouer en local mais aussi en ligne via la connexion WiFi de la DS.
Dans le mode Match, on a le choix de faire un match d'exhibition contre l'équipe de son choix ou une séance de tirs au but, un mode classique dans un jeu de football et qui donc ne nécessite pas qu'on s'y étende. Le mode Tour du monde quant à lui est plus intéressant, on peut l'assimiler à la coupe des master dans les versions de salon de PES. On commence dans la poule K, qui n'est composée que d'équipes assez faibles puis, si l'on termine premier de cette poule, on a accès à la poule J et ainsi de suite jusqu'à la poule A. Il va sans dire que le niveau augmente en fonction des poules. Le principe est le suivant : on commence avec une équipe composée de joueurs créés de toutes pièces par les développeurs du jeu. On y retrouve des joueurs comme Dodo, Minanda ou encore Castolo et, évidemment, tous les joueurs qui composent cette fameuse équipe ne sont pas excellents. Il faut donc trouver de nouveaux joueurs. Mais comment faire ? Avec des transferts ? Dans PES 6 il n'y a pas de transfert, mais un mode assez sympathique finalement : Quand on gagne un match on gagne une pièce que l'on peut insérer dans le Gatcha Get, une sorte de distributeur duquel sort un joueur sélectionné dans une des équipes qu'on a déjà battues dans une poule. Voilà les transferts de PES 6 DS : un jeu de hasard. Pas la peine de crier au scandale : il n'y a de toute façon pas assez d'équipes dans le jeu pour permettre de gérer convenablement les transferts, et ce système n'est pas complètement dénué de charme.
Si je ne les achète pas, je les renomme
Si l'on ne peut pas faire de transfert, on peut modifier le nom ou la couleur de peau des joueurs. On peut aussi renommer son équipe personnelle, lui dessiner un logo et choisir la couleur de son maillot. Ce n'est pas très intéressant, mais cela laisse néanmoins la possibilité de donner sa touche personnelle au jeu.
Une fois son équipe personnalisée, on peut jouer. Et là, pas la peine de tergiverser : c'est très moche. C'est moche c'est vrai, mais ce n'est pas mauvais. On ne dispose pas de gestes techniques, mis à part le passement de jambes (que je n'ai pas réussi à faire d'ailleurs) mais par contre on peut faire des passes en profondeur, des passes lobées, des centres, des frappes (encore heureux...). En fait le jeu est identique à la version console de salon mais en miniature et en un peu moins bien fait. Même si il est évident qu'on a pas devant les yeux une simulation parfaite, le jeu reste très jouable et on retrouve facilement ses réflexes acquis en jouant sur la version salon du jeu. Les développeurs ont fait un effort dans ce sens : le jeu n'est pas très beau et il n'y a pas beaucoup de choix d'équipes mais les matchs sont vivants. C'est dommage que la première impression soit mauvaise, mais si l'on prend le temps de jouer un peu le jeu se révèle riche.
Un roulette ! Ou pas ...
On aurait pu imaginer que l'écran tactile serait utilisé pour les gestes techniques, mais non, en fait il ne sert a rien : on voit son placement et la fatigue de ses joueurs et on peut choisir si l'on veut qu'ils soient plus offensifs ou défensifs. Le radar quant à lui est affiché sur l'écran du haut, ce qui n'est pas vraiment un très bon choix.
Un petit point à noter : quand il y a beaucoup de joueurs sur l'écran la console rame un peu mais ça passe assez vite. Je vous laisse imaginer les corners, mais on y peut rien, alors on fait avec.
Le mode WiFi est classique : on peut jouer contre un ami dont on a le code, jouer en cherchant des joueurs en Europe ou essayer de trouver un joueur de son niveau. Dans ce mode le jeu souffre de légers ralentissements, mais ça reste très jouable et l'intérêt de ce mode est bien là : pouvoir se mesurer à des joueurs de son niveau. C'est d'autant plus vrai que l'on peut utiliser notre équipe personnalisée et voir si elle tient la route.