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Test : The Legend of Zelda : Phantom Hourglass
Le dernier épisode de la série-phare de Nintendo vient de paraître. Suivez le vent du large et prenez la mer avec The Legend of Zelda : Phantom Hourglass !
Par Loup Chatel
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Le pari était risqué : reprendre l'univers de The Wind Waker et l'adapter à la DS. Nintendo l'a fait ! D'entrée de jeu, la qualité graphique ne peut qu'éblouir : la mer, les îles, Link, tout est représenté de cette façon cartoon si caractéristique et lumineuse. Le scénario a même poussé le vice jusqu'à reprendre là ou The Wind Waker s'était arrêté : après la mort de Ganondorf, Link et Tetra coulent de jours heureux sur leur bateau de pirates, sillonnant les mers en quête de trésors, jusqu'au jour où l'abordage d'un bateau fantôme tourne mal. Tetra disparaît dans les entrailles du navire, et Link est rejeté à la mer... pour être réveillé sur une plage par une fée, Ciela, qui lui apprendra l'utilisation de l'outil de base du héros pour aller secourir Tetra : le stylet.

Oui, vous avez bien lu, nulle question de boutons ou de croix directionnelle dans cet opus, tout se fait intégralement au stylet : la petite Ciela symbolisera le stylet à l'écran, et Link la suivra aveuglément. Une attaque s'effectue soit d'un toucher de stylet sur l'ennemi, soit d'un trait de Link vers l'ennemi (pour une botte), soit d'un trait perpendiculaire entre Link et l'ennemi (pour un coup transversal). La fameuse attaque tournoyante s'effectue évidemment en faisant un tour autour de Link, et les interactions se font d'un coup de stylet sur les objets : la simplicité même ! L'intuition s'infiltre jusqu'au menu de sélection des armes, qui doivent être sélectionnées en temps réel : plus de raccourcis pour choisir son arsenal.

screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 1007screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 1005screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 1004screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 999

Et de l'arsenal, parlons-en : en prime des traditionnels épée et bouclier, peu de nouveautés font leur apparition - voire aucune. Les armes sont déjà toutes connues de longue date et ne créeront la surprise qu'avec leur utilisation "styletisée". L'exemple le plus flagrant est le boomerang, dont il faudra tracer le parcours sur l'écran tactile. Malheureusement, on se fait assez vite à l'utilisation permanente du stylet et l'effet de fraîcheur est atténué par des énigmes tellement éculées et évidentes qu'on ne prend même plus la peine de réfléchir. Le temple du Roi des Mers, endroit maudit (au sens propre et au sens figuré, car votre progression y sera chronométrée), sera le seul à faire un tant soit peu remuer les méninges des joueurs aguerris, jusqu'au moment où ceux-ci se rendront compte que le compte à rebours n'était qu'une illusion de challenge, tant l'endroit est rapidement bouclé. Sans trop en dévoiler sur l'histoire, sachez que ce temple est une sorte de fil rouge de l'aventure : vous aurez souvent à y retourner avec vos nouvelles armes afin de mettre la main sur une carte marine permettant de voguer vers des horizons nouveaux.

Car oui, la mer sera à nouveau votre terrain de jeu. A bord de votre bateau à vapeur, il faudra sillonner les quatre mers à la recherche de trésors et de poissons, deux activités qui donneront lieu à des mini jeux prenants et bien réalisés. Votre embarcation servira également à terrasser des monstres marins d'un coup de canon bien placé, ou tout simplement à gagner des îles éloignées. En général, les phases en bateau ne laissent pas place à l'ennui, tant les cartes au trésor, ennemis et autres bateaux itinérants offrent toujours quelque chose à faire. De plus, nouveauté gadget de cet épisode, le tuning de bateau fera son apparition. A vous de récupérer des pièces de bateau (coque, rembarde, cabine, grue, ancre...) pour donner plus de cachet à votre rafiot et également le rendre plus résistant face aux monstres qui hantent les mers en quête d'aventuriers goûtus...

Parlons maintenant de la difficulté de ce Zelda : pour ne rien vous cacher, si vous êtes un joueur débutant (un de ceux qu'on appelle les casual gamers) vous allez peut-être trouver quelques difficultés. Si ce n'est pas le cas, ne cherchez pas plus loin que 20 heures de jeu facile, beaucoup trop facile. Les sous-quêtes, bêtes à pleurer, n'atteignent hélas pas le niveau de celles de The Wind Waker et encore moins celles de Majora's Mask. La facilité est partout, si bien que finir le jeu sans mourir une fois n'est pas un challenge : c'est ce que tout joueur habitué réussira quasiment sans peine... Même le boss de fin, après quelques coups pas bien vifs, rendra l'âme, vous laissant un goût amer dans la bouche.

screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2154screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2153screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2152screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2151

Les aficionados des vastes étendues à parcourir ne seront pas déçus : des kilomètres de mer vous attendent, jonchés de pirates, requins, grenouilles (si si, des grenouilles). En revanche, et c'est là où le bât blesse, les donjons sont ridiculement petits et faciles. Vous trouverez l'arme planquée dans le donjon en deux temps trois mouvements, exterminerez avec une aisance déconcertante les quatre pauvres monstres présents, et en deux coups de cuillère à pot, voilà le donjon terminé. Nintendo nous a habitué à mieux... A moins que ce ne soit pour faire de Zelda un jeu grand public ?



Les quêtes annexes, que l'on pourrait appeler "mini-jeux", amènent surtout à revendre des trésors pêchés au large. Un aimable vendeur un brin cupide vous les rachètera tous, plus ou moins cher, afin de faire augmenter votre pécule et ainsi vous permettre d'acheter des munitions (totalement inutile, vous en aurez toujours à foison) ou des pièces pour votre bateau, dont la résistance est de toute manière déjà assez grande pour que l'on puisse se permettre de ne pas l'augmenter avant le boss final.

screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2150screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 2149screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 1002screenshot The Legend of Zelda : Phantom Hourglass 1001

Le mode deux joueurs en ligne ou en réseau local, assez insignifiant, renforce un tantinet la durée de vie faiblarde : il vous mettra soit dans la peau d'un garde, soit dans celle de Link. Suivant le personnage vous devrez protéger la Triforce d'un machiavélique voleur blondinet, ou dérober la Triforce à des boîtes de conserve. Un mini-jeu qui permet de tester une intelligence autre que celle, très linéaire, des gardes du temple du Roi des mers... Et un sérieux palliatif à l'ennui une fois l'aventure terminée.

Vous l'aurez compris, The Legend of Zelda : Phantom Hourglass, passé les premières minutes de surprise et de joie, fait rapidement tomber dans l'ennui et le déjà-vu. Un comble quand il s'agit d'une des licences phare de Nintendo ! On ne peut s'empêcher de penser que Twilight Princess, lui aussi, était bien court, et on se prend à espérer que Nintendo redresse la barre au plus vite, pour voguer vers des jeux plus longs et retors...
Détail des notes :
13
Interêt :
Comment dire qu'un Zelda manque d'intérêt ? Eh bien, en comparant avec d'autres jeux plus anciens tels que Majora's Mask, ou du même univers tels que The Wind Waker, ou sur support portable tels que Link's Awakening. Quoi qu'il en soit, Phantom Hourglass fait pâle figure à côté de ses aînés sur ce point.
15
Durée de vie :
Honnête mais pas à la hauteur d'un Zelda "normal". Le syndrome Twilight Princess ? On était en droit d'en attendre plus, notamment au niveau des quêtes annexes et des minuscules donjons, trop faciles de surcroît.
18
Graphismes :
Du beau, du bon, du cel-shadé. Tout est fluide et bien détaillé, mais certaines textures laissent apparaître leurs pixels baveux.
19
Jouabilité :
Le stylet est l'arme à tout faire de Link. De l'utilisation des armes aux interactions, l'écran tactile fait des merveilles et ne fait que rarement faux bond. La reconnaissance des symboles complexes est parfois hasardeuse.
15
Sons :
Les musiques, bien que tout le temps les mêmes, sont agréables à l'oreille. Les sons et digits vocaux sont bien rendus, et aucune fausse note n'est à relever. Seule la répétition incessante des thèmes musicaux est un frein au plaisir.
15
Verdict :
Sans être LE Zelda incontournable, Phantom Hourglass n'en est pas moins un excellent jeu. Le "petit" 15 accordé au titre est principalement dû au manque de renouvellement et à l'aventure courte et trop facile.
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Les commentaires :
Polums Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 27-10-2007 à 22:45
Rha que je suis déçu. Mais alors déçu déçu...Ils auraient pu se fouler un peu sur les énigmes quand même. Ca leur ferait pas de mal de se creuser un peu les méninges les neophytes de Zelda. Après TP j'éspèrais que celui là apaiserais ma soif d'énigmes. La durée de vie des précédent étaient franchement ralongée par les énigmes qui me poussent à me dire que je chercherais la solution un autre jour. Tant pis, j'y jouerais quand même avec plaisir. Je vais pas en laisser un échapper
K3atch Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 28-10-2007 à 0:25
Merci, vous venez de me faire économiser mon argent :/. J'ai décidemment arrêter d'acheter les jeux Zelda pour la raison principalement évoquer ici : c'est de plus en plus court ! Ca ne m'étonne pas que celui-ci n'échappe pas à la règle. Le public Nintendo s'élargit !
Mr Wolf Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 28-10-2007 à 3:24
Il fallait bien que quelqu'un sur le web soit honnête... A priori, c'était mon tour.
Wiwiweb Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 29-10-2007 à 9:25
Ouais, en gros je suis d'accord avec la critique du mode solo (Le premier boss qui est ridicule : j'ai attendu immobile 20 secondes juste pour voir quelles attaques il pouvait faire.) Par contre, le mode mulijoueur est bien plus qu'un mini-jeu. C'est une épreuve très stratégique qui demande pas mal de réflexion.
Wouhopinaise Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 29-10-2007 à 13:34
arf, tout fout le camp ! C'est vrai que majora's mask c'était d'un autre niveau et oppressant, j'ai jamais eu le courage de le recommencer d'ailleurs. Un aspect de Zelda qui commence a devenir abérant c'est qu'on passe son temps à récolter de plus en plus de rubis mais y a rien a acheter avec, enfin ça c'était surtout visible sur TP. Sinon bel exploit pour les graphismes sur DS.
Wiwiweb Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 30-10-2007 à 23:08
Oui cet aspect "Rubin qui servent à rien" était pas mal présent dans TP, mais je trouve que c'est moins le cas pour PH car tu as plein de trucs à acheter et la plupart coutent assez cher (réceptacles et pièces de bateau).
Mr Wolf Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 08-11-2007 à 18:31
Au fait, c'est quoi un rubin ?
Page(s) : 1
INFOS JEU
Titre : The Legend of Zelda : Phantom Hourglass
Plateforme : Nintendo DS
Genre : Action - Aventure
Editeur : Nintendo
Developpeur : Nintendo
Nombre de joueurs : 1-2
Online : Oui
Nombre de joueurs online : 1-2
Sortie Européenne : 19 octobre 2007
Sortie Niponne : 23 juin 2007
Sortie Américaine : 1 octobre 2007
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