Oh là là... Quel jeu mes aïeux, mais quel jeu... Jamais, de toute mon histoire de joueur, je n’avais joué à un jeu de combat aussi médiocre. Mais je ne sais pas ! Je ne sais plus... Pourquoi ? Pourquoi ? Mais comment les développeurs s’y sont-ils pris pour nous pondre
ça ?
Les exploitations de licences de mangas, tout le monde connaît ça, d’ailleurs certaines séries comme Dragon Ball ou même Naruto s’en tirent plutôt bien. Alors pourquoi ce Bleach : Shattered Blade est-il si... nul ? Eh bien, c’est très difficile de répondre ! Non pas que ses défauts soient durs à trouver, mais, au contraire, ils sont tellement nombreux et énormes que l’on ne sait pas par où commencer. Le drame ne commence réellement que lors du premier match mais le joueur averti aura déjà remarqué deux signes alarmants bien avant : une chaîne jeu devenue hideuse et une cinématique d’intro en tous points affligeante.
Les modes de jeu sont aussi à remettre en cause puisqu’ils sont on ne peut plus classiques (et accessoirement dénués de toute originalité) même s'ils peuvent avoir déjà fait leur preuves dans d’autres séries. Il y a donc un mode aventure (à juste titre appelé “épisode”), un mode multijoueur, un mode arcade, une boutique et une galerie d’images. Commençons donc par le mode épisode (oublions la navrante petite séquence d’entraînement). Il se compose de plusieurs combats entrecoupés de plans fixes qui vous narreront l’histoire du soft. Ichigo, après la fuite d’Aizen, décide de partir de la Soul Society pour rentrer chez lui mais pour cela, il doit récupérer les fragments d’un puissant Zanpakuto, dont le nom m’échappe. Évidemment d’autres shinigamis vous barreront la route (oui oui, tout le monde cherche à recréer ledit Zanpakuto) vous obligeant alors à combattre. En plus de ce scénario abracadabrant, sachez que finir l’histoire ne vous prendra guère plus d’une demi-heure ! Certes, vous débloquerez ensuite les modes Histoire de nombreux autres protagonistes, mais malheureusement on ne peut pas dire que ceux ci apportent véritablement quelque chose : toujours une suite de combats dénuée de toute logique.
On aurait pu pardonner à ce mode Histoire sa linéarité, son manque d’originalité, sa mise en scène ratée et ses scénarii soporifiques, si au moins il se démarquait des autres modes de jeu, mais même pas ! Aucune vraie différence entre le mode épisode et le mode arcade !
Esthétiquement, c’est laid. Très laid même. Je vous l'accorde, la modélisation des personnages est correcte, mais il faut bien l’admettre, les effets spéciaux sont navrants, la rigidité des personnages fait peine à voir, les cinématiques, lors du déclenchement d’un Bankai, cassent carrément tout le rythme du jeu et les couleurs ternes sont vraiment, mais vraiment déprimantes ! Impossible de jouer plus d’une heure, sans que le suicide ne vous trotte mystérieusement dans la tête. Les arènes n’ont pas été plus soignées que le reste du titre, elles sont vides, inesthétiques, et toutes similaires d’un point de vue stratégique.
Mais, je crois que j’ai touché là un des points les plus sensibles du jeu en parlant plus haut de “stratégie”. Je prie les honorables lecteurs de bien vouloir m’excuser pour avoir employé cette gargantuesque hyperbole car en fait, ce Bleach ne permet pas vraiment au joueur de faire usage d’une quelconque stratégie. Je voulais juste dire que l’arène n’influencera en rien le combat, puisqu’à part les arrière-plans on ne peut pas dire qu’elles soient vraiment différentes. Les combats se dérouleront donc toujours de la même manière où que vous soyez. Cependant, toute l’âme du jeu réside véritablement dans les affrontements sans vigueur que vous mènerez contre vos adversaires. C’est véritablement terrifiant! Tout ce que l’on vous demandera de faire sera de secouer de la Wiimote jusqu’à ce que vous puissiez déclencher votre Bankai et infliger encore plus de dégâts en secouant ! Mais attention derrière ce système de combat pour le moins archaïque, se cache une véritable petite perle de la subtilité : chaque attaque fait baisser le niveau d’une troisième jauge à l’écran (en plus de celle de vie et de Bankai), qui rend, une fois vide, les offensives impossibles. Heureusement, les combats se terminent généralement assez vite, car les Bankai sont bien trop puissants, ce qui évitera au joueur de se luxer le poignet et d’avoir à entendre trop longtemps les doublages anglais de mauvaise qualité et les musiques agaçantes.