Présentation de Thrillville
Ce jeu ne rappelle certainement rien à beaucoup d'entre vous, mais Thrillville : Parc en Folie est en fait la suite de Thrillville, sorti en 2006 sur consoles. C'est le premier sur console Nintendo et c'est donc la raison pour laquelle nous éviterons toute comparaison avec son prédécesseur que nous n'avons pas connu. Certains feront alors plutôt allusion à Rollercoaster Tycoon, ce qui n'est pas totalement faux mais pas vrai non plus, Thrillville insistant beaucoup moins sur le côté gestion et s'ouvrant ainsi à un plus large public, au risque de le conquérir. Le joueur doit donc choisir un personnage avant de prendre le contrôle d'un parc d'attractions. Un professeur loufoque nommé Mortimer vous aidera à gérer votre parc. Votre but sera de faire tourner votre parc d'attractions comme une véritable entreprise, en engrangeant un maximum de bénéfices. Il va falloir acheter, créer ses manèges, ouvrir des boutiques, s'occuper des salariés, lancer une campagne de pub, interroger les visiteurs de votre parc. Si ces aspects peuvent être repoussants, soyez rassuré, tout ceci se gère en toute simplicité d'autant que nous avons nous aussi accès à toutes les attractions au cours du jeu.
Edité par LucasArts (filiale de la société LucasFilms de Georges Lucas), Thrillville a un univers propre à lui. L'immersion passe par de magnifiques séquences cinématographiques qui nous feraient presque penser que ce jeu est directement tiré d'un film d'animation récemment sorti. C'est lors de ces scènes que l'on découvre le très charismatique Mortimer, qui nous guide tout au long du jeu et dans un didacticiel très explicite qui ne laisse aucun secret. Le design des visiteurs "cartoon" est en revanche très laid. Les discussions n'apporteront pas plus de relief aux personnages puisqu'elles tourneront toujours autour d'un sujet qui amène à des réponses déjà entendues. Mais cette phase de jeu est essentielle pour connaître leur point de vue sur votre parc d'attraction, ils pourront vous donner quelques conseils pour son amélioration. La bande-son a également son effet, entre les bruitages des manèges, ou la musique qui accompagne très bien chaque mini-jeu, on est agréablement surpris par la qualité! On regrettera juste les dialogues monotones et répétitifs avec les visiteurs.
La gestion d'un parc
D'un parc ? En réalité non puisque vous vous retrouverez très rapidement avec plusieurs parcs à gérer (jusqu'à 5). Mais ne vous inquiétez pas, même en étant un très mauvais gestionnaire il sera difficile de faire faillite. Pour vous rassurer encore un peu plus, les parcs ne seront jamais vides à leur lancement (évidemment) et donc vous n'aurez pas tout à totalement reconstruire. Quelques attractions et stands par-ci par-là suffiront aux besoins des visiteurs. Vos premiers pas dans les menus ne seront pas plus difficiles que la première heure de jeu grâce à l'interface qui va au plus simple. Cette simplicité pourrait d'ailleurs en gêner plus d'un, car le jeu n'est finalement pas assez profond pour y passer du bon temps. Il faudra donc alterner les phases de gestions avec les mini-jeux, point peut-être le plus essentiel du jeu auquel nous arrivons tout de suite.
Les mini-jeux
La meilleure chose qui soit, c'est quand même de tester soi-même ce que l'on créé. Ainsi à Thrillville vous pourrez vous balader comme n'importe quel autre visiteur le ferait dans vos parcs et essayer absolument tout. Cela commence par les montagnes russes que vous pourrez créer vous-même, tronçon par tronçon. Depuis votre fauteuil le rendu sera même plutôt bon puisque vous pourrez y prendre place en vue à la première personne. Les essais vous permettront de mesurer les sensations, les nausées qu'elles provoquent et ainsi modifier la vitesse ou le prix des billets. Il sera important de former votre personnel composé d'animatrices, réparateurs, balayeurs. Pour les former rapidement, ça sera à vous de prendre leur place et de les former via divers mini-jeux (pom-pom girl, résoudre un circuit électrique, nettoyer les vomis et déchets...). Outre ces mini-jeux, vous pourrez accéder à une quarantaine d'autres mini-jeux si les attractions en rapport avec ceux-ci sont installées. Vous aurez sinon toujours le moyen d'y jouer seul ou à plusieurs sans passer par le mode solo.
On retrouve des vieux jeux de courses, de shoot en 2D comme ceux que l'on peut tout aussi bien jouer en flash, autant de mini-jeux qui ne manquent pourtant pas d'intérêt. La 3D n'est néanmoins pas absent avec par exemple : du mini-golf, du billard, un FPS déjanté façon Rayman Contre les Lapins Crétins, des auto-tamponneuses, du saut en trampoline, de l'action aérienne sur le même principe qu'un Ace Combat, un jeu de moto à la Excite Bike et j'en passe. Tout ces mini-jeux sont très réussis et ils donnent le choix entre une jouabilité classique ou utilisant les fonctionnalités de la Wiimote. Si nous sommes bien plus à l'aise équipé d'un Nunchuk, beaucoup de mini-jeux pourront également se jouer sans puisque 2 à 3 boutons servent généralement à une même action. La présentation des épreuves se fait à l'instar des classiques du genre (tel Mario Party 8), à l'aide d'explications écrites et illustrées (par un robot) des différentes actions et manipulations à effectuer.
Conclusion :
Au final si l'idée de mixer gestion et mini-jeux est plutôt bonne, il manque un petit quelque chose pour y apporter un plus grand intérêt. Ceux qui apprécient les jeux de gestion seront rapidement lassés par la facilité et simplicité du jeu qui évidemment joue la carte "grand public". Heureusement pour les autres, les mini-jeux sont de très bonne qualité (bien qu'ils soient loin de proposer la diversité d'un Wario Ware) et permettent de passer de très bons moments que ce soit seul ou à plusieurs. Voilà un nouveau jeu "familial" sur Wii intéressant par son concept mais qui manque d'application pour espérer le voir rester longtemps dans notre ludothèque (à moins qu'il n'y parvienne jamais).