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Test : Castlevania : Portrait of Ruin
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Aux commandes du binôme Charlotte - Jonathan, saurez-vous défaire les hordes de monstres de l'infâme vampire Brauner dont la surpuissante magie s'apprête à ressusciter Dracula ?
Par Loup Chatel
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Castlevania a vingt ans ; depuis ses débuts sur NES, Konami a bien progressé et nous livre le dernier opus de la série, Portrait of Ruin, pour l'occasion. Manque de chance pour les fans, le héros n'est pas un Belmont mais un Morris, et qui ne sait même pas se servir du fouet légendaire ! Accompagné par Charlotte Aulin, Jonathan devra en découdre avec Brauner, un vampire dont le château est apparu à cause de la violence de la seconde guerre mondiale.
Un duo d'enfer
Vous commencerez donc votre périple à deux personnages, dont un sera contrôlé par la DS. Selon les situations, vous pourrez l'invoquer pour se battre à vos côtés, le faire lancer des sorts ou des objets pour vous couvrir ou encore lui dire de rester à sa place pour vous faire la courte échelle. Jonathan Morris, héritier du fouet tueur de vampires, devra trouver des armes plus puissantes pour défaire les légions de monstres, tandis que Charlotte se battra principalement avec des sorts récupérés sur les ennemis. L'aspect intéressant de ce binôme est que si le personnage que vous ne contrôlez pas est touché (ce qui arrivera souvent car la DS juge bon de le faire rester bêtement à frapper un monstre alors que celui-ci le hache menu) vous ne perdrez pas de HP mais des MP, ce qui vous empêchera de lancer des attaques magiques ou d'utiliser des armes de jet. Une fois votre jauge de MP à vide, vous devrez attendre un peu avant de pouvoir invoquer votre ami à nouveau.
Dépaysement total
Si vous reprochiez aux Castlevania de présenter des décors toujours identiques, préparez-vous à changer d'avis : l'une des principales nouveautés de cet opus est le pouvoir de visiter des tableaux peints par Brauner. Vous découvrirez ainsi des endroits inédits dans Castlevania, tels qu'un cirque ou une gare. Ces mini-mondes sont certes très symathiques mais se bouclent rapidement, tellement qu'on se demande si finalement les ajouter était une bonne idée, tant le château en lui-même fait pâle figure à présent. La déception atteint son paroxysme quand on s'aperçoit que les quatre derniers tableaux à visiter n'offrent rien de nouveau : on les croirait presque copiés/collés des précédents. Ceci dit, les décors sont très réussis et foisonnent de détails, du jamais vu dans la série (même dans le légendaire Symphony of the Night). Les monstres en général correspondent bien avec l'ambiance du tableau, et, souci du détail, les objets que l'on y trouve correspondent également. Cependant on ne peut pas s'empêcher d'être envahi d'une drôle de sensation de déjà-vu : les monstres sont quasiment les mêmes depuis Aria of Sorrow sur Game Boy Advance, bougent, attaquent de la même manière... un assez mauvais point, d'autant plus que les monstres en question sont d'une ridicule résistance.
Les bosses, en revanche, donnent parfois du fil à retordre et il n'est pas rare de les voir trépasser au bout du cinquième ou sixième essai. Ceci est principalement dû au fait que les ennemis avant le boss sont beaucoup plus faibles et n'augurent pas, comme dans la plupart des jeux, de la force nécéssaire pour tuer le boss. Le leveling est néanmoins assez aisé et si il vous manque une paire de niveaux pour être à la hauteur, peu de temps sera nécessaire pour les acquérir.
Mini aventure
On a l'habitude dans les nouveaux Castlevania : l'épopée du héros est de courte durée, mais d'autres se dévoilent une fois le jeu terminé. Ici, une fois la bonne fin débloquée, vous pourrez compléter le jeu à nouveau avec les soeurs vampires, et deux autres personnages qui feront plaisir aux fans (je n'en dis pas plus). On aurait préféré une aventure plus longue avec le premier duo au lieu de trois petites aventures, mais tant pis. Puisqu'on parle de l'histoire, celle-ci est relativement bancale et simpliste, et desservie par une traduction assez mauvaise - quoique meilleure que celle de Dawn of Sorrow, où comprendre quelque chose relevait de l'exploit.
Quelque chose sur la jaquette a d'ailleurs peut-être attiré votre oeil : il s'agit de la mention "Nintendo Wi-Fi Connection", qui trouve son application dans... quelques ridicules parcours à deux. Il aurait pourtant été si sympathique et original de finir le jeu à deux, même si il fallait deux jeux !
Somme toute, ce Castlevania est un bon jeu auquel il manque quelque chose malgré le dépaysement apporté : de la nouveauté.
Détail des notes :
11 Interêt :Un point faible du titre. Nombre de salles du château sont désespérément vides, pour une raison inconnue. N'espérez pas trouver du nouveau si vous êtes fin connaisseur de Castlevania.
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14 Durée de vie :Faiblarde si vous atteignez la mauvaise fin, et énorme si vous avez choisi de réunir tous les objets et quêtes. De plus, des modes supplémentaires vous attendent si vous finissez le jeu avec la bonne fin.
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16 Graphismes :Détaillés, variés et joliment travaillés, les graphismes sont très plaisants, malgré nombre de repompages d'ennemis sur les épisodes précédents.
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14 Jouabilité :Bien qu'on s'embrouille un peu au début à passer d'un personnage à l'autre, on prend vite le coup - ou alors on joue avec un seul personnage pour moins s'encombrer. Le système est malgré tout bien pensé.
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13 Sons :Des musiques sympathiques mais qu'on oubliera vite... Les sons sont bien retranscrits, les voix agréables et aucun bruit ne vous fera couper le son.
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14 Verdict :Un brin facile et sans rien de bien révolutionnaire, Castlevania : Portrait of Ruin reste un jeu sympathique que les fans apprécieront mais auquel on ne rejouera pas forcément.
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INFOS JEU
Titre : Castlevania : Portrait of Ruin
Plateforme : Nintendo DS
Genre : Action - Aventure
Editeur : Konami
Developpeur : Konami
Nombre de joueurs : 1-4
Online : Oui
Nombre de joueurs online : Inconnu
Sortie Européenne : 8 mars 2007
Sortie Niponne : 16 novembre 2005
Sortie Américaine : 5 decembre 2006
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