Crazy Frog Racer, c’est d’abord un jeu de courses tout en
troidé, en compagnie de l’horripilante grenouille Crazy Frog, qui a rencontré un certain succès dans le domaine de la musique commerciale il y a quelques mois. Histoire d’exploiter le filon côté jeux vidéo, voila un épisode de ce jeu de course arriver sur DS.
Deux minutes chrono
C’est à peu près le temps qu’il faut pour un joueur humainement constitué pour haïr ce jeu. Par ses menus affreux ne proposant que le minimum syndical en terme d’options (championnat, course simple, contre-la-montre, multijoueurs) tout d’abord. Le championnat se découpe en trois coupes de trois circuits disputables dans des modes de difficulté différents, mais n’ayant pourtant aucune influence dans la partie. Huit personnages sont sélectionnables, dont l’affreuse grenouille, et chacun a ses caractéristiques qui n’influent bien évidemment pas. La course peut commencer, et l’on peut enfin découvrir la variété des décors, la profondeur de champ ahurissante, et la richesse des couleurs, au cours du survol de la piste, heureusement pas obligatoire.
Vous y avez cru ? Et bien non. Arrivé aux commandes, le rendu confirme ce qu’on a vu pendant l’introduction. C’est hideux et terne. Mais au-delà des graphismes exécrables, le système de jeu est tout simplement rongé par les vers. Par la disposition des boutons tout d’abord, très étrange, avec le bouton B pour accélérer et le bouton A pour utiliser des objets… autant dire qu’il faut décoller un peu le doigt de l’accélérateur pour utiliser un des objets très originaux (boost, missile, mine,...). Ensuite, la maniabilité en elle-même est soporifique, le pilote tourne lentement, si bien que la plupart des virages se finissent par des glissements contre les barrières opposées… quand il y’en a. En effet, les circuits sont parmi les plus horribles auxquels j’ai pu jouer de ma vie. Pensez donc : des turbo placés avant des virages serrés, des virages en coude juste après une montée, ou des sauts où on ne voit l’aire d’atterrissage qu’une seconde avant la réception.
La raison ? Un clipping calamiteux, les décors s’affichent brusquement par-dessus un fond pixellisé à outrance présent sur tous les circuits. Ces circuits ne changent d’ailleurs pratiquement pas, seuls quelques tunnels viennent égayer certains tracés… mais le thème graphique ne change pas, avec ses couleurs affreusement mornes. Pire, l’ambiance sonore ne réjouira même pas les fans de Crazy Frog, puisque étant construits sur une ligne de basses de trois secondes répétée en boucle pendant toutes les courses. Les trois opposants ne seront d’aucune aide pour vous réveiller, ils passeront toute la course derrière vous, même en mode difficile. Pour cause, ils se déplacent deux fois moins vite que vous lorsque vous êtes derrière eux. Il y a bien entendu des objets à récolter sur la piste, sous la forme d’engrenages, permettant ensuite de choisir l’objet que l’on veut utiliser… mais comme tous les adversaires sont derrière, presque aucun n’est utile ! Tout au long des dix circuits (dont un caché), c’est donc le vide.
Oui, c’est ça, le vide. Rien n’est à sauver dans cette cartouche, pas même le mode multijoueurs, qui suppose que d’autres personnes se soient procuré le jeu, chose fort improbable. Au final, un soft tout ce qu’il y a de plus exécrable, à éviter comme l'album du même animal.