Il y a des jeux qui n'auraient jamais pu voir le jour ailleurs que sur DS, par une mécanique de jeu originale utilisant les spécifités de la console. Il y a aussi ces jeux qui n’auraient jamais dû voir le jour. Turn It Around ! fait partie intégrante de cette deuxième catégorie, tout en gardant ses aspects de jeu unique à la DS… explorons ce tourbillon de fraîcheur.
Tournicoti, tournicoton !
Turn It Around est un jeu au déroulement très simple. En fait, on ne peut même pas vraiment parler de déroulement, puisque la partie se compose de vingt-cinq mini-jeux tous indépendants, reliés seulement par la mécanique de jeu. Car oui, dans Turn It Around, on ne vous demandera pas de pointer, de glisser, ou encore d’appuyer sur quelques boutons, non ! Ici, la seule chose à faire est de tourner le stylet sur son écran tactile. Cela vous rappelle certainement Wario Ware Touched sorti au lancement de la console il y a maintenant deux ans, dans lequel une vingtaine de micro-jeux étaient aussi consacrés à la rotation du poignet, avec des activités plus ou moins divertissantes. Or, l’avantage que prend Wario Ware dans ce duel de titan, c’est de proposer autre chose que des rotations intempestives.
Les vingt-cinq activités sont découpées en plusieurs catégories correspondant à la manière d’aborder la rotation dans le jeu, à savoir Cérébrale, Action, et Technique. Cependant, comme précisé ci-dessus, les variations entre les épreuves sont si minimes qu’elles deviennent toutes rapidement fatigantes. Pourtant, la variété graphique était de mise : moches pour la plupart, certaines font malgré tout preuve d’audace, comme celle où l’on doit raccompagner un personnage éméché jusqu’à une station de train, tout en 3D pas si désagréable comparé au reste. Entre de la 3D cubique et la 2D pas inspirée du tout, on ne remarque même pas le génie de la simplicité d’un Wario Ware.
Tournent les violons
Deux modes sont disponibles pour le joueur solitaire, Challenge et Partie Libre. Le premier est évidemment le « gros » morceau du soft, permettant d’enchaîner les vingt-cinq jeux dans l’ordre que l’on souhaite. Les instructions à l’écran nous indiquent la marche à suivre pour accomplir brillamment le mini-jeu, ainsi que les contrôles… et là, surprise, le jeu est aussi jouable sans stylet ! Quelqu’un pourrait-il me dire l’intérêt d’un jeu de ce style sans stylet ? D’autant que la pression d’un bouton correspond à un quart de cercle au stylet, donc dans la plupart des jeux il faut se retrouver à matraquer les boutons, si la folie nous a rongé au point de préférer les boutons à l’écran tactile bien entendu. Les épreuves sont variées, comme le lancer de poids, la confection de takoyaki, la distribution de sushi, ou le contrôle d’un ascenseur. Varié, seulement les manipulations sont tellement barbantes et l’aspect graphique si négligé que cela en devient vite insupportable, d’autant que le contrôle de la rotation se fait seulement sur la zone indiquée de l’écran tactile, si l’on en sort, ça ne fonctionne plus.
Mais alors combien de temps va-t-il falloir subir ces jeux ? Pas longtemps, rassurez vous ! La plupart peuvent être bouclés en une trentaine de secondes, voire moins si l’on tente d’établir des records. Une fois les vingt-cinq jeux bouclés, une option intéressante se débloque : regarder les crédits depuis les options. Voilà, vous avez fini Turn It Around, compilation odieuse de jeux insipides à la durée de vie plus courte que celle d’un repas dominical. Vous pouvez être fiers.