L'histoire :
Lorsque Wario ne cherche pas des trésors, il glandouille devant la télé. Un jour, alors qu'il regardait son émission favorite, le grand voleur « Blizzard Blanc », il lui vient une nouvelle idée : Sur un éclair de génie, il invente un casque pour rentrer dans la télévision. Le voilà qui s'incruste alors dans l'émission du Blizzard Blanc, auquel il vole une baguette. La dite baguette lui permet de se transformer en plusieurs costumes, et Wario décide de l'utiliser pour amasser encore plus de trésors !
À première vue...
Nous avons là un jeu de plate-formes, comme Wario avait l'habitude de faire. La différence, et ce qui fait la subtilité du jeu, vient de la baguette que Wario a volé, qui lui permet de se transformer
en sept déguisements différents. Le cosmonaute, qui permet de tirer des lasers, le dragon, qui fait cracher du feu, l'artiste, qui permet de dessiner des blocs, le savant pour voir les choses invisible, le matelot pour flotter sur l'eau, le costume électrique qui permet de voir dans le noir et enfin le costume de démon, qui fait voler en soufflant dans le micro. Les costumes sont découverts au fur et à mesure de l'avancée dans le jeu. Étant distribués au compte-goutte, on se familiarise rapidement aux pouvoirs de chacun. Le principe étant d'alterner différents costumes afin de passer les obstacles que pourra rencontrer Wario. Une plateforme trop haute ? On dessine un bloc avec Wario artiste pour monter dessus. Un mur de glace bloque la route ? Wario dragon s'occupera de ce problème.
Mais en fait...
En réalité, ce système souffre d'un grand défaut. La totalité des transformations ralentit voire immobilise Wario, ce qui ne favorise pas la fluidité d'action. Au final on utilise toujours le costume de base, et on ne prend les autres costumes que quand c'est uniquement nécessaire. A ces moments là, on sort son stylet, on dessine le petit symbole sur la tête de Wario, plusieurs fois généralement car la reconnaissance des dessins n'est pas parfaite, puis on utilise le pouvoir du costume pour avancer et on se remet vite fait en normal. Tout ça casse le rythme de l'action, donnant un jeu mou avec des transformations pas très utiles pour les combats.
Une autre idée mal exploitée : les coffres aux trésors. Wario est là avant tout pour s'en mettre plein les poches, ne l'oublions pas. Ainsi, au cours de l'aventure, on trouve des coffres aux trésors plus ou moins cachés, renfermant des trésors qui vous rapporteront de l'argent. Déjà, le principe de l'argent est mal exploité. A quoi sert l'argent dans Master of Disguise ? A rien. L'argent n'est qu'une représentation du score, il n'y a pas de boutique pour acheter des upgrades et tout ça. Il n'y a donc pas de réelle motivation à trouver de l'argent. Mais en plus, une fois un coffre au trésor trouvé, il faudra faire un mini-jeu stupide pour obtenir son contenu. Attention, par mini-jeu stupide je n'entend pas « bête mais marrant » comme un Wario Ware, mais des jeux inintéressants tels que relier des points ou colorier une image. De plus, perdre ces minis jeux ne fait quasiment rien : Trois bombes apparaissent, on les évite, et on recommence le mini-jeu. C'est tout. Ça donne vraiment l'impression que ces minis-jeux auraient pu être coupés, puisqu'ils ne changent rien au gameplay, voire le détériorent.


Et pour finir, le jeu est simple, très simple. La majorité des ennemis se battent en un coup de n'importe quelle attaque. De plus jeu est très guidé et assez linéaire. Pour couronner le tout, une indication en bas de l'écran montre quel costume utiliser pendant les boss. Un comble !
Un jeu de plateforme ?
Au final, avec son action molle, ses déguisements qui cassent le rythmes et ses ennemis inutiles, Wario Master of Disguise passe mal pour un jeu de plateforme. On a l'impression que le jeu a été plutôt pensé en fonction des « énigmes » du jeu impliquant les déguisements. Ce mélange entre un jeu de plateforme et un puzzle-game ne prend malheureusement pas, la partie plateforme ayant été délaissée, ce qui donne un jeu mou et sans saveur.
Pour finir, je voudrais parler d'une anectdote qui m'a vraiment énervé : Tout au long du jeu, on retrouve des cacas. Lorsque Wario Artiste rate un dessin, il se transforme en caca, des minis jeux impliquent des cacas, etc... Wario est avare et grossier mais pas scatophile ! Peut-être les développeurs, dans un moment de lucidité, ont-ils voulu laisser un indice concernant la qualité du jeu ?