Il y a de très nombreux jeux sans interêt qui sortent sans cesse sur Nintendo DS et comme il n'y a pas beaucoup de jeux de basket, FullFat a décidé de faire un peu de fric en complétant cette liste de la honte. Entre Party Carnival et Les 4 Fantastiques et le Surfeur d'Argent, voici Harlem Globetrotters World tour.
Vous êtes prévenus. Mais si vous voulez quand même en savoir plus sur ce « jeu » c'est par ici. Tout d'abord on lance le jeu et après les crédits on peut choisir son profil, on peut en créer jusqu'à trois. Pour l'instant rien d'alarmant. Puis on doit choisir son mode de jeu parmi un très grand choix de quatre : World tour, Match rapide, Multijoueurs et Options. Ces dernières se limitent à la difficulté du jeu, la durée de la mi-temps et le réglage du son.
Comme il n'y a pas d'entraînement on est bien obligé de choisir le mode match rapide pour se faire la main avant de se lancer dans le tour du monde. On choisit son équipe parmi les quatre proposées au départ et c'est parti ! Le match débute et on découvre les graphismes superbement affreux du jeu : les joueurs sont identiques et il n'y en a que deux par équipes (pour ma part je ne savais pas que le basket se jouait à deux contre deux mais apparemment c'est le cas) le terrain est moche tout comme le public, bref ça pique les yeux. Allons, du calme, le jeu se rattrape sûrement par un gameplay fabuleusement instinctif et réactif. Tu parles ! A peine le jeu débute que l'on s'est déjà pris deux points : c'est injouable ! Les développeurs ne doivent pas avoir eu le kit de développement officiel parce qu'ils n'ont pas vu qu'il y avait des gâchettes sur la tranche de la console, ni de boutons X et Y en plus de A et de B : le jeu n'utilise que la croix et ces deux derniers. L'essentiel du jeu se résume à courir, à essayer de prendre la balle et de marquer. Des aller-retour incessants entre les deux paniers, mous et chiants au possible.
Les mouvements des personnages sont constitués de deux images avec des saccades incessantes, de plus la profondeur est aussi bien gérée que dans Street of Rage : les joueurs se déplacement verticalement sans que cela n'ait d'incidence sur leur taille. Le terrain n'a pas la taille règlementaire et est entouré d'un champ de force magique empêchant les ballons de sortir. Les joueurs aussi pratiquent la magie noire : ils ramassent le ballon sans se baisser.
La difficulté du jeu est vraiment mal dosée, les adversaires avec un niveau soi-disant facile sont imbattables par un débutant et avec l'absence de mode entrainement la seule solution pour gagner un peu d'expérience est de se prendre des raclées en mode match rapide. Après avoir réussi à perdre avec moins de trente points d'écart nous sommes prêt pour le mode Tour du Monde. Premier match. Et là surprise ! Les adversaires sont tellement lents que gagner devient facile et on ne sait comment, encore plus ennuyeux que de perdre contre des adversaires qui se déplacent normalement.
Après quelques heures de jeu cela devient tellement insupportable qu'il devient impératif d'arrêter sans quoi l'on risquerait d'abimer notre DS en voulant détruire ce jeu du diable.