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Test : Super Mario Galaxy
Il est là ! Il est là ! Sortez la Wiimote et préparez-vous psychologiquement à faire face au plus grand jeu de la Wii.
Par Oscar Amadou
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Il aura fallu patienter cinq ans avant que le célèbre plombier moustachu nous revienne enfin dans un vrai jeu de plates-formes sur console de salon. Attendu comme le messie de la Wii, ce Super Mario Galaxy est-il la révélation tant attendue par les fans ? Révolutionne-t-il le genre que son ancêtre Super Mario 64 avait créé ? Après avoir fini le jeu, si ces questions ne resteront pas sans réponses, une troublante pensée viendra très certainement perturber votre esprit : est-il aussi bon que ses prédécesseurs?

Il était temps que Nintendo agisse ! C’est triste à dire, mais on avait presque fini par oublier que Mario pouvait signifier autre chose que "party-game". Ce soft tant attendu déborde d’idées et de trouvailles en tous genres. Comme pour les précédents volets, Super Mario Galaxy ne peut se vanter de briller par son scénario : la gentille princesse Peach se fait kidnapper par le vilain Bowser, déterminé à créer une nouvelle galaxie (on se demande ce qui se passe dans sa tête parfois). Impuissant face à ce spectacle “inattendu”, le gros Italien part donc, sous les conseils de Harmonie, à la recherche des Super Étoiles. Eh bien, ils ne se sont pas foulés chez Big N ! Si ce n’était pas un Mario, on pourrait avoir, dès lors, de sérieux doutes sur la qualité générale du jeu. Mais, à l’inverse du scénario, Nintendo fait tout de même dans l’innovation et nous propose un terrain de jeu totalement nouveau, puisque notre héros évolue désormais dans l’espace.

screenshot Super Mario Galaxy 3290screenshot Super Mario Galaxy 3289
L’espace, contrairement à ce que l’on serait tenté de penser, a offert des possibilités phénoménales aux développeurs. Effectivement, au début du jeu, cette fameuse galaxie peut paradoxalement sembler relativement limitée, puisqu’on progresse généralement en passant d’une cacahuète à une autre (bon nombre de planètes en ont la forme et la taille). Mais on se rend vite compte que ces sympathiques petites boules trouées ou vaguement déformées se laissent dépasser par l’imagination débordante - et je pèse mes mots - des créateurs du soft. Les planètes ne ressemblent vite plus à rien, de plus on pourra se retrouver à déambuler sur toutes sortes d’éléments, n’ayant au final qu’un rapport assez obscur avec ce “Galaxy” qu’arbore fièrement la jaquette, comme une pomme géante ou un jardin cubique. Les environnements et finalement le jeu lui même, se renouvellent donc en permanence et avec une inventivité étonnante. Le level design est clairement un des plus travaillés qu’il m’ait été donné de voir, tous jeux confondus. S’il est graphiquement un cran en dessous de ce qui se fait à l’heure actuelle sur les consoles concurrentes, il s’agit tout de même du plus beau jeu de la Wii et reste très agréable à regarder.

screenshot Super Mario Galaxy 3288screenshot Super Mario Galaxy 3287
Qui dit planète, dit gravité. Et Mario, qui est depuis toujours, lors de ses fameux sauts, relativement peu soumis aux lois de Newton, se retrouvera désormais aussi souvent la tête en haut qu’en bas. L’air de rien, cette gravité relance extraordinairement l’intérêt de cette série qui n’avait pas tellement évolué depuis son passage en 3D. On peut désormais aller sur presque la totalité des éléments affichés à l’écran! C’est assez impressionnant, c’est comme une nouvelle dimension qui s’ouvre à nous. Mais méfiez vous, si le joueur est le plus souvent attiré par le centre de la planète, il existe de très nombreuses exceptions. Certains niveaux pervers vous obligeront à changer vous-même le sens de la gravité à l’aide d’une sorte de girouette qu'il faudra frapper. D’autres vous feront marcher au plafond ou sur les murs, la faute à des flèches, vicieuses autant que dangereuses, qui vous attireront immanquablement dans la direction qu’elles indiquent. Les situations sont innombrables et innovantes tout au long du jeu.

screenshot Super Mario Galaxy 3549screenshot Super Mario Galaxy 3547
Une fois n’est pas coutume, la Wiimote est utilisée intelligemment. On a enfin l’impression que cette manette est parfaitement adaptée à quelque chose. Pas d’utilisation excessive ou au contraire de non-utilisation absolue, Nintendo a su intégrer parfaitement le combo Wiimote-Nunchuk au jeu. Secouer la télécommande se traduira donc à l'écran par une attaque tourbillon et vous vous servirez du pointeur pour récupérer des fragments d'étoiles. D’ailleurs, complétant les niveaux plates-formes avec énergie, des défis vous sont proposés lors de certaines missions, défis exploitant bien évidemment la fameuse reconnaissance de mouvement. Pour vous donner une idée sachez que vous pourrez par exemple goûter aux plaisirs du surf sur raie ou jouer l’équilibriste sur une boule.

L’ambiance générale du soft est soutenue par les compositions légendaires de Koji Kondo. Et diantre ! Force est de constater qu’elles sont pour le moins extraordinaires ! Bon nombre d’entre elles sont reprises des opus précédents (ah merci mon dieu d’y avoir mis les musiques de Super Mario Bros. 3) mais bien sûr remixées pour notre plus grand plaisir. Mais n’oublions pas les nouveaux morceaux, qui sont eux aussi extrêmement bons et, chose toute nouvelle, orchestrés ! Ca change des mélodies jouées par des “bips” de Game Boy comme on en avait jadis l’habitude.

screenshot Super Mario Galaxy 3546screenshot Super Mario Galaxy 1980
Plus facile mais aussi plus court que ses aînés, Super Mario Galaxy est peut-être un petit peu décevant du point de vue de la durée de vie. 60 étoiles vous seront demandées pour finir le jeu, ce qui équivaut à environ une quinzaine d’heures. Cependant si vous désirez finir le jeu avec les 120 étoiles qu’il propose, vous pouvez compter sur une petite vingtaine d’heures supplémentaires. Effectivement, vous n’aurez a priori pas beaucoup de difficultés pour ramasser les 60 premières, quelques unes étant, à la limite, données. Mais le jeu va tout de même bien se corser sur celles restantes. La plupart des mondes possèdent environ deux ou trois étoiles dites “normales”, puis deux à avoir grâce aux comètes et une dernière, cachée, avec pour seul indice, une petite bulle, façon bande dessinée, indiquant la mission dans laquelle on peut la récupérer. Mais que sont donc ces comètes évoquées plus haut? Il s’agit en fait de mission spéciales dans lesquelles on vous demandera entre autres, de refaire une mission en contre la montre, d’abattre un boss sans se faire toucher ou de battre votre double à la course. Cependant si certaines comètes vous en feront baver, finir le jeu, même à 100%, reste relativement plus facile qu’avant.

Il faut aussi noter que les caméras de ce Super Mario Galaxy ne sont pas toujours parfaites. Il vous arrivera parfois de jurer contre la vision frustrante d’un mur en gros plan ou d’une planète où vous n’êtes définitivement pas visible qu'on vous proposera. Le terme “proposera” n’est d’ailleurs pas le plus approprié puisque - encore plus rageant - les passages ou l’on peut changer l’angle de vue de la caméra, ou ne serait-ce que passer en vue subjective, se comptent sur les doigts de la main. Heureusement, ce problème n’est pas envahissant puisque, le plus souvent, elle se place au bon endroit, au bon moment.

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Contre toute attente, alors que le jeu se passe la majeure partie du temps dans l’espace, ce Mario est bien plus dirigiste que ses prédécesseurs 3D. Le petit côté exploration qui était apparu avec Super Mario 64 a pratiquement disparu. A l’instar des Mario en 2D, le jeu est beaucoup plus axé plates-formes. Ce qui est assez intéressant, c’est que l’on ne repasse presque jamais par les mêmes endroits pour une mission différente comme cela pouvait arriver dans les aventures précédentes. Mais il est évident que cela ne plaira pas à tout le monde, on peut trouver que cet échange est une idée de génie comme on peut trouver que c’est un grand retour en arrière.

screenshot Super Mario Galaxy 1996screenshot Super Mario Galaxy 3285
Pour ne pas finir sur quelque chose de négatif, rappelons que comme dans tout Mario digne de ce nom, notre héros peut se transformer. Mais il ne s'agit plus de casquettes à prendre ou de buse à trouver, gros clin d'oeil aux épisodes 2D, on revient aux champignons à ingurgiter et aux fleurs à cueillir. La fleur de feu fait ici son grand retour accompagnée d'une série de nouveaux pouvoirs tous plus originaux les uns que les autres. Évoquant immédiatement Super Mario Bros. 3, le costume d'abeille fait son apparition ! Jamais on n'avait eu de pareille altération physique dans un jeu vidéo : le champignon blanc vous transformera en (mignon) Boo moustachu ! Défiant toute logique et raison, le champignon gris vous encastrera dans un ressort géant pour vous faire sauter à des hauteurs vertigineuses ! Et ça continue encore ! Incroyablement mignonnes et variés, ces métamorphoses sont encore plus fun que les autres. Et grosse nouveauté pour un épisode tridimensionnel, vous avez d'office tous ces pouvoirs, vous n'avez plus à les débloquer comme à l'époque, et c'est tant mieux, vu leur réussite totale.
Détail des notes :
18
Interêt :
Le concept est similaire à celui de Mario 64 (à savoir chercher des étoiles), mais le jeu par la présence de la gravité rajoute une nouvelle dimension. L'espace a, de plus, permis aux développeurs de laisser libre cours à leur imagination phénoménale.
17
Durée de vie :
Plus court que ces ancêtres, finir le jeu à 100% vous demandera tout de même du doigté et entre 30 et 35 heures (voyez moitié moins si ce n'est pas votre but). De plus la bonne surprise que vous aurez en le finissant totalement pourra vous inciter à le recommencer. Par contre ne comptez pas sur le pseudo “mode multijoueurs” pour gonfler la durée de vie.
19
Graphismes :
Les environnements sont extraordinairement variés, le jeu est très fluide et ne souffre d'aucun ralentissement. Mention spéciale pour les effets de transparence et de lumière très réussis ; remarquez aussi le halo éclairant les contours des personnages et les éléments du décor. Sans conteste, il s'agit du plus beau jeu de la Wii.
17
Jouabilité :
De rares problèmes de caméra viennent entacher le tableau, mais vous retrouverez toute la panoplie des mouvements de Mario. De plus, la Wiimote est très bien intégrée, et Mario exécute vos ordres sans difficulté.
19
Sons :
Les compositions sont excellentes et on retrouve avec plaisir les morceaux légendaires des anciens Mario. Mais, chose assez étonnante, on a l’impression que le type qui fait la voix de Mario à pris un coup de vieux.
19
Verdict :
C’est sûr, Super Mario Galaxy a des défauts, une camera parfois douteuse, une durée de vie réduite par rapport à ses prédécesseurs et un côté dirigiste qui peut rebuter. Alors finalement, est-il aussi bon que les autres ? Il n’est pas aussi bon, il est meilleur. Malgré tous ses défauts, le nombre de nouvelles idées et tous les points forts des anciens Mario présents dans cet opus l’emportent. Super Mario Galaxy est, dans tous les sens du terme, le Petit Prince des jeux vidéos. Une révolution pour les jeux de plates-formes, genre qu’il transcende pour trôner au sommet, et finalement un des meilleurs jeux tout court.
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Les commentaires :
Wiwiweb Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 26-11-2007 à 18:36
Ouep, je suis d'accord en gros. Les deux principaux problèmes sont la caméra et la difficulté. A propos de la difficulté, je trouve ça dommage qu'ils aient crées des niveaux incroyables par leur design et leur ambiance (je pense au dernier niveau), mais d'une simplicité qui fait que nous ne nous en souviendrons pas vraiment.
Dr_cube Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 26-11-2007 à 20:07
Le gonze qui fait la voix de Mario c'est Charles Martinet, et c'est vrai qu'on dirait que sa voix a changée ! J'ai eu du mal à reconnaître Mario au début. Je suis aussi un peu déçu qu'il ne dise pas "it's me, MArio !" dans l'écran titre.
K3atch Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 28-11-2007 à 21:21
Je trouve la voix de Peach différente moi aussi... Juste pour dire. Vous ne vous êtes jamais demandé si c'était les niveaux qui étaient simples, ou simplement le fait que l'on a constamment un minimum de 20 vies ?! Franchemment, les champignons 1up fusent, et 50 morceaux d'étoiles c'est vraiment kedal. En plus, vous avez vu tous les chekpoints ? On peut crever n'importe où, on revient jamais très très loin ! Ca change des jeux où il faut recommencer le niveau du début ! Si vous voulez mon avis, les niveaux sont magnifiques et parfaits, c'est simplement cette distribution abusive de vie et les checkpoints qui foirent tout... Je sais même pas si il y a un game over sur ce jeu ! ... M'enfin, j'ai lu votre test Lundi matin, sur le coup j'ai acheté le jeu l'après midi même x) ! Donc merci bikoup... N'empêsh, après 8h non-stop le jour de l'achat, j'avais quand même déjà 40 étoiles... Et j'ai joué un peu le lendemain ce qui m'a permis de doubler le nombre (et de voir la fin du jeu aussi tiens). M'enfin... C'est beau !! (en revanche, je suis 100% d'accord pour la caméra, une grande déception ! Nintendo ne m'avait pas habitué à un truc aussi mal géré)
aotsukidays Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 29-11-2007 à 10:46
K3atch> Les problèmes des checkpoints et des vies ne m'avait pas sauté aux yeux mais maintenant que tu le dis, c'est vrai que c'est peut-être ça aussi. Enfin bon, les niveaux ne sont généralement pas non plus d'une complexité extreme... On peut aussi voir le fait que Nintendo ne grandit pas avec nous. Ce que je veux dire, c'est que maintenant que j'ai refait Mario 64, je me rends compte qu'au final il est vachement plus facile que dans mes souvenirs; avec le temps, on devient de meilleurs joueurs mais la difficulté des jeux stagne voir diminue un peu.
K3atch Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 03-12-2007 à 0:09
Oui c'est vrai... On est dans cette période où les jeux nous semble trop simple parce que l'on est un peu moins jeune (vieux ça me semble abusé xD)... Courage ! Bientôt ça sera fini ! Nous serons trop vieux et dépassé par toutes les nouveautés ! A nous l'état de casual \o/
Wiwiweb Envoyer un message -- Ajouter
Posté le 03-12-2007 à 17:30
Tout d'abord, une précision : Dans les jeux de plateforme Nintendo Actuels, un 1-up ne vaut rien. Je pense à Yoshi's Island 2, ou l'on dépasse les 100 vies après le monde 1. En plus, même si tu perds toutes tes vies, tu dois juste recommencer depuis la dernière sauvegarde, c'est à dire, le début du niveau. Donc, ensuite, oui, le jeu est relativement simple au début. Les 40-60 voire 80 premières étoiles, tu les auras facilement, à cause de la tendence de Nintendo à tout Casualiser. Mais, si tu patiente un peu, les 40 ou 20 dernières étoiles valent pas mal le coup niveau difficulté. Je pense au dernier monde ainsi qu'aux étoiles comètes des dernières galaxies (Les pièces violettes de Luigi, argh !). De plus, il parait qu'il y a un niveau balèse accessible en finissant le jeu 2 fois avec 120 étoiles, mais je ne suis pas rendu là.
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INFOS JEU
Titre : Super Mario Galaxy
Plateforme : Wii
Genre : Plates-formes
Editeur : Nintendo
Developpeur : Nintendo
Nombre de joueurs : 1-2
Online : Non
Sortie Européenne : 16 novembre 2007
Sortie Niponne : 1 novembre 2007
Sortie Américaine : 12 novembre 2007
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