(Dé)but du jeu
Le joueur prend la place d'un avocat de la défense, Phoenix Wright, jeune avocat encore en apprentissage qui doit résoudre 5 enquêtes. Pour la première enquête, on dispose de photos du crime et du lieu. A partir de cela, il faudra chercher toutes sortes de preuves pouvant être utiles pour l'enquête et débuter le procès. On se balade donc parmi différents lieux en rapport avec le lieu du crime lui-même, dans lesquels il faut interroger les témoins et suspects comme tout bon avocat. Il faut aussi scanner des zones sur les différents lieux pour trouver de plus amples informations et peut-être même des preuves essentielles à l'affaire. Lorsque tout aura été trouvé, alors on pourra passer au tribunal et se confronter à l'avocat de l'accusation ! Le principe est le même pour chacune des enquêtes.
Une difficulté bien ajustée
Si l'objectif parait assez difficile, on s'y trompe. Nous sommes très bien
encadrés tout au long du jeu. Regardez par exemple : tant qu'il nous manque une pièce importante à l'enquête, aucun élément ne viendra perturber notre aventure. Il faut ainsi toujours trouver la totalité des preuves avant de passer devant le tribunal. Dès que toutes les preuves sont dévoilées, vous êtes forcément envoyé devant le tribunal. L'encadrement reste le même. Lors d'un faux pas et d'une mauvaise réponse devant la cour, on est souvent redirigé vers une voie meilleure. Attention car il ne faut pas abuser de la bonne volonté du juge, sous peine d'être pénalisé ! Au bout de 5 mauvaises réponses ou preuves sans rapport (ou montrées au mauvais moment) on perd le procès. On est donc forcé de reprendre à notre dernière sauvegarde, sachant qu'il est heureusement possible de sauvegarder à tout moment.
Juste ce qu'il faut
Ace Attorney vous demande beaucoup de lecture, il est donc important d'aimer lire, comme dans beaucoup de jeux d'aventure du genre. L'utilisation du stylet est majoritairement de passer à la suite d'un témoignage ou d'une description et de revenir en arrière. Dans les menus il sert à diriger nos actions, parmi lesquelles : "Examiner", "Se déplacer", "Discuter" et "Preuves". Le stylet prend son interêt dans l'examination des lieux : il vous faut pointer une zone où un élément suspect se cache pour tenter de trouver des preuves. Pour la dernière enquête, spécialement conçue pour la DS (les autres provenant d'une version GBA), le stylet est primordial : examination des preuves dont on dispose... Le stylet se prête donc très bien au jeu, mais pourquoi s'arrêter à une seule enquête réellement innovante dans sa jouabilité ?
Pour les plus avocats d'entre vous, vous pouvez crier (malheureusement en VO) "objection", ce qui servira à contredire un témoignage joint d'une preuve. Et ne dites pas trop de bêtises, ou c'est la fin ! Et, pour demander plus de détails à l'homme à la barre, il vous faut crier "Hold-it", sans conséquence négative sur le déroulement du procès cette fois-ci. Cela permet ainsi d'en savoir plus sur l'affaire, parfois inutile mais aussi essentiel.
Les avocats ont aussi de l'humour
Capcom a bien compris que pour un tel jeu, il nous faudrait une petite dose d'humour pour pimenter un peu chaque enquête. On se régale de l'humour présent, on n'a finalement pas tellement l'occasion de rire dans un tribunal. Le grand artisan de cet humour est justement Phoenix, qui se pose des questions qui n'ont rien à faire là, ou fait du foutage de gueule. C'est à ça aussi que Phoenix Wright peut par exemple se différencier d'un Hotel Dusk à l'esprit très coincé. Capcom n'a pas oublié de laisser de la place au sérieux, fort heureusement, et les dialogues ont été bien retranscrits en français. Faut-il le préciser, la bande-son joue un rôle inexistant dans ce jeu mise à part la minuscule interactivité au micro expliquée plus haut.
Examen réussi avec mention
Phoenix Wright propose de la réflexion, une très bonne utilisation du stylet et même de l'humour. Que lui reprocher ? Pas grand chose, surtout qu'une fois cet épisode fini on peut replonger dans Phoenix Wright : Justice for All. Il propose de très nombreux témoins et suspects avec lesquels interagir, certains reviennent d'ailleurs fréquemment nous aider comme Mia (co-assistante de Phoenix) et l'inspecteur. La réflexion est de mise lorsqu'il faut analyser des témoignages pour retrouver une erreur commise par l'interrogé. Après avoir joué avec Phoenix Wright on se destinerait presque à une carrière d'avocat. Bon je viens de voir les études... finalement pas du tout !