On était en droit de se demander quelle idée saugrenue était passée par la tête d’Activision, lors de l’annonce de Guitar Hero : On Tour sur Nintendo DS. Comment adapter un titre aussi immersif sur une simple console portable ? Découvrons un peu plus ce jeu, et surtout son accessoire principal.
Guitar Hero : On Tour comprend bien sûr une cartouche de jeu, mais également, afin de coller le mieux possible avec le gameplay de la série, un accessoire à enficher dans le port GBA de la console. Cet accessoire est une sorte de poignée affublée de quatre boutons de couleurs différentes, soit autant de notes à actionner pendant les chansons. Cette poignée donc, renferme un outil précieux : le médiator. Les développeurs nous proposent d’utiliser un stylet en forme de médiator pour gratter l’écran tactile et ainsi valider les notes. On notera aussi la possibilité de changer la décoration de l’accessoire par un système de skin assez pratique. La question de la compatibilité de l’accessoire avec la Nintendo DS Classique s’est posée dès sa mise au jour. Comment, en effet, avoir un accessoire confortable avec des ports GBA n’ayant pas la même taille sur la DS Lite et DS Classique ? Pas de panique, Activision a prévu le coup, et propose une extension au port GBA afin de pouvoir se loger en toute tranquillité dans les consoles première génération.
Mais venons-en au jeu maintenant. Guitar Hero est un jeu musical, dans lequel le joueur doit presser des boutons de couleur en les validant en rythme selon une partition défilant verticalement. En tout état de cause, on tient la console comme un livre, les boutons sous notre main gauche ou droite selon si l’on est droitier ou gaucher (logique). Notons que les gauchers sont pris en compte par le jeu, dans les options. On se retrouve donc, avec un jeu au contenu assez similaire à ses homologues de salon. Le mode Carrière, Partie Rapide, Choc des Guitares, Duel, sont toujours là, mais s’intègrent à la console par leurs fonctionnalités. On ne parlera pour l’instant que du mode Partie Rapide, pour le reste il faudra être patient jusqu’à mi-mai, afin de découvrir le reste des modes qui, je vous le dit tout de suite, sont assez fun. Revenons donc à nos moutons, en compagnie de cinq chansons, dont du No Doubt, Blink 182 ou encore Jet. Attention, le jeu n’en comporte pas cinq, mais une trentaine, dont seuls quelques-unes proviennent des versions de salon.
En jeu, on découvre la partition sur l’écran de gauche ; et une guitare sur l’écran de droite (l’écran tactile, en somme). Le but, comme indiqué plus haut, est de donner un coup de « médiator-stylet » sur l’écran tactile, tout en pressant les notes de couleur affichées sur l’écran de gauche. Premier constat : c’est fluide, et cet écran se permet même d’afficher les membres du groupe en 3D en train de jouer. De son côté, l’écran tactile joue le strict minimum, affichant une guitare, car au final l’action ne se passe pas vraiment à cet endroit. Il faudra donc une bonne dose de concentration pour parvenir à jouer les chansons convenablement, sinon c’est la défaite assurée. Point de vue maniabilité, les habitués de la série ne seront pas dépaysés, mais devront prendre sur eux pour se mettre des évidences dans le crâne : bouger son poignet pour accéder à des notes, c’est terminé ! Chaque doigt a son bouton, et tenter le moindre écart comme sur les versions de salon se soldera par un échec cuisant, et humiliant (si si). Pendant se temps, sur l’écran tactile, on titre un trait à chaque note, mais pour passer les séries répétées de notes on peut également glisser le stylet maintenu de gauche à droite et vice versa, afin d’épargner à l’écran tactile quelques balafres supplémentaires. Lors des notes longues, il est toujours possible d’activer le vibrato, en effectuant des petits gestes toujours de gauche à droite. En validant les notes étoilés apparaissant de temps à autre, le joueur accumulera comme à l’accoutumée de l’énergie, à relâcher au bout d’un certain moment à l’aide d’un cri… ou tout simplement d’un souffle dans le micro.
Un gameplay efficace, qui nécessite malgré tout de l’entraînement. On regrettera que le jeu soit si facile, n’espérez pas une once de challenge avant le mode difficile. Au niveau de la tracklist, elle sera, selon l’éditeur, bien moins hard rock que les versions de salon, et proposera quelques artistes francophones (je n’irai pas jusqu’à clamer que c’est une bonne nouvelle). Guitar Hero On Tour est donc un jeu bien pensé, mais qui n’égale pas le fun des versions de salon, la faute à un son faiblard manquant de basses, et à un accessoire efficace mais déconseillé aux mains fortement suintantes.
Pour la découverte des autres modes, nous vous donnons rendez-vous mi-mai, pour une mise à jour de cet aperçu.